Rappelez-vous, c’était il y a quelques semaines: je vous présentais mes meilleures techniques pour apprendre à mentir. Aujourd’hui, après la théorie, place à la pratique. Pour toi lecteur, voici quelques uns de mes bobards préférés pour devenir le champion des sournois et le roi des bonimenteurs. Je n’ai pas déposé de droits d’auteur sur ces mensonges, vous êtes donc autorisés à les tester sur vos copines, petites amies, futures femmes ou copines de baise (raser la chatte inutile). Enfin, n’oubliez jamais la règle d’or de tous les vrais menteurs: un bon mensonge est un mensonge qui ne peut pas être vérifié au moment où il sort de votre bouche!

Les mensonges de beau gosse pour briller en société: provoquent généralement des “c’est pas vrai?!” ou des “tu déconnes?!”

  • je suis déjà sorti avec cinq filles en même temps
  • j’écris des poèmes en italien
  • je parle couramment le latin
  • je suis saxophoniste baryton dans un groupe de jazz fusion
  • j’ai déjà fait l’amour avec une femme fontaine

Les mensonges de l’extrême: provoquent généralement un “raconte raconte!”

  • j’ai déjà fait deux fois le tour du monde en montgolfière
  • j’ai participé à plusieurs missions humanitaires en amérique du sud pour fabriquer des maisons en bouse de vache
  • j’ai déjà sauvé un enfant de la noyade (Royan, été 2006, mer déchaînée)

Les mensonges de faux cul: provoquent généralement un “fais moi l’amour tout de suite”

  • tu es la femme de ma vie
  • j’aime le romantisme
  • le mariage est quelque chose de très important pour moi
  • c’est juste une bonne copine
  • sucer n’est pas tromper
  • je t’aime

Les mensonges pour faire pitié: provoquent généralement des “oh mon pauvre”

  • je suis un enfant adopté
  • je fais des crises d’épilepsie
  • j’ai une soeur sourde et muette (je parle la langue des signes)

Les mensonges d’escroc: provoquent généralement un mensonge encore pire de type “oui moi aussi”

  • je suis bénévole aux resto du coeur
  • je donne de l’argent deux fois par an au téléthon
  • je suis dresseur de chiens pour aveugles
  • je me suis déjà battu dans la rue pour défendre un handicapé mental
  • je dis toujours la vérité
  • les lecteurs de prouteurfou.com sont des gens merveilleux

Les mensonges qui vous font passer pour un con ou pour un fou: provoquent généralement un “qu’il est bête” ou un “appelez la police”

  • j’aime applaudire les musiciens roumains qui jouent de l’accordéon dans le métro
  • j’ai déjà mangé mon poids en lasagnes à l’occasion d’une fête dans le village italien de mon enfance
  • je découpe une mèche de cheveux sur toutes mes copines pour décrocher le record du monde de la plus grande moustache artificielle

A présent, je suis sûr qu’une grande question est probablement en train de vous brûler les muqueuses: quel est mon mensonge préféré? mon mensonge ultime? ma fatale weapon?
Réponse: “j’ai un grand sexe”. C’est un mensonge car en vérité il n’est pas grand, il est juste énorme. Et comme le dit le dicton populaire, plus c’est gros, plus ça passe!

Au début ça a commencé avec des petites images pleines d’amour et de tendresse. On me dit que “je suis génial” et que je suis “trop sexe“: c’était super, on mangeait de la barbe à papa et tout le monde rigolait bien dans la fanfare à Geppetto. Et puis j’ai senti que ça commençait à déraper le jour où vous avez commencé à m’envoyer vos sacs poubelles ou les photos de vos chiottes.

En relevant mon courrier aujourd’hui, j’ai pu constater que vous aviez eu l’audace de franchir un palier supplémentaire.

Cher lecteur, en voyant cela j’imagine que tu es en train de te dire que c’est marrant et que tu aimerais bien avoir une vie aussi trépidante que la mienne (vous avez le droit de rêver), sauf que c’est typiquement le genre de lettres qui me fait faire pipi au lit. Excusez-moi de me la jouer expert à Manhattan pendant deux secondes  mais analysons ensemble les détails de la scène du crime:

  • un cochon en train de péter
  • “prouteurfou, tu me rends tout dur dedans mon slip” avec une photo de la section moule-bite du dernier catalogue 3 Suisses
  • une photo de culotte de grand-mère découpée dans le même catalogue
  • une photo de vibro
  • des coeurs, des bites et des nichons dessinés au feutre

Grissom est formel: il s’agit là d’un couple libertin bisexuel à la recherche d’expériences de type coït avec leurs idoles internet. Maintenant jetez un coup d’oeil sur l’enveloppe.

Le plus vicieux dans tout ça, c’est le timbre qu’ils ont utilisé. Il faut que vous sachiez que dans mon immeuble le courrier est déposé par le facteur dans une boite aux lettres commune. Les lettres sont ensuite redistribuées dans les boites individuelles par le premier locataire qui tombe sur le paquet laissé par le postier. Alors imaginons deux secondes que ce soit ma nouvelle voisine qui ait redistribué le courrier ce jour là. A votre avis, qu’est-ce qu’elle a pu se dire en voyant un courrier à mon nom estampillé “c’est toi la plus jolie” avec des coeurs collés sur toute l’enveloppe… “Mon voisin est une drag queen”, voilà ce qu’elle a du penser.

Comme vous pouvez le constater, j’ai affaire à des gens très méthodiques qui n’ont rien laissé au hasard. De vrais psychopathes professionnels. Je suis sûr que vous utilisez ce blog pour me détruire à petit feu: j’vous déteste mais j’me laisserai pas faire!

16 avril 2009, Japon. Après avoir passé 10 jours dans les rues de Tokyo, j’ai envie de partir à l’aventure sur l’île de Miyajima, une île située à l’ouest de Kyoto et seulement accessible par la nage ou le ferry. Me sentant légèrement balloné, je renonce à la traversée à la nage et je décide de prendre le ferry.

Miyajima, c’est six à sept heures de marche, le temps de monter au somment du Mont Misen et de faire le tour complet de l’île. Considérée comme sacrée, il est interdit d’y couper des arbres (comprendre qu’il ne faut pas avoir peur de se perdre dans les feuillages). Des escaliers pas super droits, des animaux sauvages en liberté et des plantes carnivores de partout, voilà mon terrain de jeu pour la journée.

11H00, je marche depuis une heure et demi et je finis par trouver une maison qui pourrait me servir de refuge pour la pause casse-croûte. Pas de chance, je remarque une grosse erreur de conception de la part de l’architecte et du chef de chantier: il est impossible de se protéger du vent parce que les ouvriers ont oublié de poser des murs à cette maison.

13H00, je me trouve à 500 mètres d’altitude et je suis pris par l’ivresse des montagnes. Je commence une partie de cache-cache avec un daim que j’ai croisé sur ma route. Ses cachettes sont nulles, il arrive à peine à camoufler le bout de son nez derrière un tronc d’arbre et j’ai l’impression que c’est sa façon à lui de me dire qu’il veut me renifler le cul. Je déteste ce genre d’attitude, je lui tourne le dos (position risquée vu la situation) et je reprends mon chemin vers le sommet de la montagne des cinq pics.

14H00, I belive I can fly, I believe I can touch the sky: je suis au sommet de la montagne et je tombe sur une nana au téléphone qui est sans doute en train de se la jouer “devine d’où je t’appelle”.

14H05, j’essaie de péter à répétition pour créer un courant d’air chaud et faire s’estomper le brouillard. Échec total.

15H00, je descends. C’est beau.

16H00, je crois avoir trouvé un nouveau refuge pour la pause goûter mais je suis encore tombé sur l’oeuvre d’un architecte alcoolique: il faut mesurer moins d’un mètre pour y rentrer et détail qui a son importance, il n’y a pas de porte. Je me dis qu’il est temps que les architectes japonais arrêtent la cocaïne.

17H00, arrivé sur la plage encore un peu balloné, je ne me sens toujours pas le courage de repartir à la nage. Je me lance dans la construction d’un radeau de fortune avec les bambous qui longent la plage mais un pêcheur du coin me dit que c’est interdit et qu’il faut que j’arrête de faire mes conneries. Interdit mon cul, j’ai bien compris qu’il ne voulait pas partager sa collection de bambous. Le pêcheur japonais n’est pas prêteur.

18H00, mon périple touche à sa fin mais le destin m’a réservé une dernière surprise. Je tombe nez à nez avec un daim des montagnes. Les deux cornes sur sa tête m’indiquent qu’il s’agit du mâle dominant. Sur cette île, les daims ont le regard méchant et hargneux. Je vois bien qu’il me fait les gros yeux: il veut me faire comprendre que je suis sur son territoire et que j’ai deux minutes pour déguerpir si je ne veux pas me retrouver avec un deuxième anus creusé à coups de cornes. Ma vision 720° m’informe que tous ses copains sont en train de m’encercler et que j’ai toutes les chances de me faire savater le cul. Je m’incline devant le roi de la savane et je cours vers le ferry.

Bilan de la journée: passage obligé si vous visitez le japon, Miyajima est un super plan si vous voulez avoir l’impression de vivre un épisode de Lost pendant 24 heures chrono.

Mes autres posts sur le japon:

Aujourd’hui au programme: la dépression. Je sais ce que vous allez me dire: “oh là là, la dépression c’est pas drôle”, “oh là là tu vas trop loin”, “oh là là tu sais pas de quoi tu parles”, “oh là là bouffe moi la turbine à chocolat”. Détrompez-vous, je sais de quoi je parle et ce post n’a rien d’une moquerie facile. Au contraire, c’est un message de soutien et d’encouragement envers tous les dépressifs. Et attention, je vous parle pas de la petite déprimette des nanas en mal d’amour. Nan, là je vous parle du dépressif pur et dur, de celui qui a touché le fond et qui vit comme les vampires, à l’abri de la lumière du jour. Le vrai dépressif, il se lève à 17h00 du matin, il regarde les rediffusions nocturnes des filles d’à côté et il se couche quand il entend le camion-poubelle arriver, signe que le soleil est sur le point de se lever. Vous noterez par ailleurs que le dépressif est très facile à localiser car il n’a généralement qu’un seul lieu de résidence: son lit (c’est pour cette raison qu’on le confond souvent avec le chômeur).

Si tu as le coeur froid même quand il fait chaud et si tu penses que demain sera pire qu’aujourd’hui, je t’ai fait une sélection de quatre films pour t’aider à dompter cette grosse pute lesbienne salope qu’on appelle la vie. Ces films plairont aussi aux personnes de type “heureux de vivre” qui se tiennent la main dans la rue et qui s’embrassent en public.

Yes Man. Le dépressif n’a envie de rien.
Un pass illimité pour l’aquasplash? Non.
Un plan à 3? Non.
Une fellation gratuite? Non plus.

Le dépressif ne veut rien, il veut juste qu’on lui foute la paix. Dans Yes Man, Jim Carrey rencontre Zooey Deschanel et apprend à dire oui. Si il était tombé sur Valérie Damidot, il aurait sans doute continué de dire non. Comme quoi le destin ça tient à un poil de cul parfois. J’ai souri à la fin du film.

Stranger than fiction. Le dépressif a oublié de vivre sa vie.
Les adolescents me demandent souvent: “prouteur, comment faire pour espérer te ressembler un jour?”. Je leur fais généralement une réponse de philosophe grec en leur disant que je me force à faire quelque chose de nouveau tous les jours et je leur explique que c’est ce qui me rend meilleur. Par exemple depuis un mois, j’essaie d’apprendre à jouer de la guitare avec mes couilles, ça impressionne vachement les filles. C’est un peu le message de Stranger than fiction. C’est aussi un des rares films dans lesquels Maggie Gyllenhaal paraît presque mignonne, rien que pour ça ce film est un exploit! J’ai souri à la fin du film.

500 days of Summer. Le dépressif s’est fait avoir par l’amour.
On retrouve une fois de plus Zooey Deschanel dans le rôle de la nana qui fait chavirer le coeur des hommes. Les filles l’adorent parce qu’elle n’est ni trop belle ni trop moche, c’est ce qui leur permet de s’identifier à elle facilement. J’entends souvent dire que Zooey Deschanel est cool parce qu’elle s’habille bien et qu’elle “chante” dans un groupe. C’est l’attrape-couillon par excellence. Le dépressif ne doit apprendre à compter que sur lui-même, et surtout pas sur une brunette qui fait tout juste un 85B. J’ai souri à la fin du film.

Trois couleurs: Rouge. Le dépressif n’aime pas les gens.
Film franco-polono-suisse de Krzysztof Kieślowski sorti en 1994. Autant vous dire que c’était pas gagné, et pourtant…

J’avoue, j’ai pleuré à la fin du film.

Je précise que contrairement à son titre trompeur, le dernier film de ma sélection n’est pas un documentaire sur le cycle menstruel de la femme!