Aujourd’hui au programme: la dépression. Je sais ce que vous allez me dire: “oh là là, la dépression c’est pas drôle”, “oh là là tu vas trop loin”, “oh là là tu sais pas de quoi tu parles”, “oh là là bouffe moi la turbine à chocolat”. Détrompez-vous, je sais de quoi je parle et ce post n’a rien d’une moquerie facile. Au contraire, c’est un message de soutien et d’encouragement envers tous les dépressifs. Et attention, je vous parle pas de la petite déprimette des nanas en mal d’amour. Nan, là je vous parle du dépressif pur et dur, de celui qui a touché le fond et qui vit comme les vampires, à l’abri de la lumière du jour. Le vrai dépressif, il se lève à 17h00 du matin, il regarde les rediffusions nocturnes des filles d’à côté et il se couche quand il entend le camion-poubelle arriver, signe que le soleil est sur le point de se lever. Vous noterez par ailleurs que le dépressif est très facile à localiser car il n’a généralement qu’un seul lieu de résidence: son lit (c’est pour cette raison qu’on le confond souvent avec le chômeur).

Si tu as le coeur froid même quand il fait chaud et si tu penses que demain sera pire qu’aujourd’hui, je t’ai fait une sélection de quatre films pour t’aider à dompter cette grosse pute lesbienne salope qu’on appelle la vie. Ces films plairont aussi aux personnes de type “heureux de vivre” qui se tiennent la main dans la rue et qui s’embrassent en public.

Yes Man. Le dépressif n’a envie de rien.
Un pass illimité pour l’aquasplash? Non.
Un plan à 3? Non.
Une fellation gratuite? Non plus.

Le dépressif ne veut rien, il veut juste qu’on lui foute la paix. Dans Yes Man, Jim Carrey rencontre Zooey Deschanel et apprend à dire oui. Si il était tombé sur Valérie Damidot, il aurait sans doute continué de dire non. Comme quoi le destin ça tient à un poil de cul parfois. J’ai souri à la fin du film.

Stranger than fiction. Le dépressif a oublié de vivre sa vie.
Les adolescents me demandent souvent: “prouteur, comment faire pour espérer te ressembler un jour?”. Je leur fais généralement une réponse de philosophe grec en leur disant que je me force à faire quelque chose de nouveau tous les jours et je leur explique que c’est ce qui me rend meilleur. Par exemple depuis un mois, j’essaie d’apprendre à jouer de la guitare avec mes couilles, ça impressionne vachement les filles. C’est un peu le message de Stranger than fiction. C’est aussi un des rares films dans lesquels Maggie Gyllenhaal paraît presque mignonne, rien que pour ça ce film est un exploit! J’ai souri à la fin du film.

500 days of Summer. Le dépressif s’est fait avoir par l’amour.
On retrouve une fois de plus Zooey Deschanel dans le rôle de la nana qui fait chavirer le coeur des hommes. Les filles l’adorent parce qu’elle n’est ni trop belle ni trop moche, c’est ce qui leur permet de s’identifier à elle facilement. J’entends souvent dire que Zooey Deschanel est cool parce qu’elle s’habille bien et qu’elle “chante” dans un groupe. C’est l’attrape-couillon par excellence. Le dépressif ne doit apprendre à compter que sur lui-même, et surtout pas sur une brunette qui fait tout juste un 85B. J’ai souri à la fin du film.

Trois couleurs: Rouge. Le dépressif n’aime pas les gens.
Film franco-polono-suisse de Krzysztof Kieślowski sorti en 1994. Autant vous dire que c’était pas gagné, et pourtant…

J’avoue, j’ai pleuré à la fin du film.

Je précise que contrairement à son titre trompeur, le dernier film de ma sélection n’est pas un documentaire sur le cycle menstruel de la femme!

Fais de moi une star mondiale en faisant ma promo!
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Un commentaire sur “Dépression et Films Pour Dépressif”

  1. Article très bon. Rien à rajouter. Nickel et instructif.
    Sur ceux, je retourne dans mon lit, il n’est pas encore 17h00.

    PS : Maggie Gyllenhaal m’a donné envie de me faire vomir dans The Dark Knight.

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